Pierrick Chasseriau
Je suis à l’INRS depuis Mai 2010 en tant que post doctorant au sein de l’équipe d’hydrogéophysique du centre Eau Terre Environnement.
Ma tâche principale est d’être en charge de la planification, de la mise en oeuvre, ainsi que de l’interprétation des mesures géophysiques dans le cadre du projet de caractérisation régionale des eaux souterraines du Québec.
Ce programme, appelé PACES pour Programme de Connaissances sur les Eaux Souterraines, est financé par les Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Ce programme, qui implique 7 universités québécoises, a pour but de dresser un portrait de la ressource en eau souterraine sur l’ensemble du Québec municipalisé, en commençant par les régions de la Montérégie Est (INRS), le Saguenay-Lac-Saint-Jean (UQAC), l’Abitibi-Témiscamingue (UQAT), le bassin de la rivière Bécancour (UQAM) et une partie du bassin de la rivière Saint-Maurice (UQTR). La zone d’étude de la Montérégie Est dont l’INRS est en charge couvre une superficie d’environ 9000 km2.
Diverses méthodes géophysiques ont été réalisés (sismique réflexion, electromagnétisme dans le domaine temporel (TDEM), sondages électriques et géoradar). Il s’agira d’intégrer toutes ces données dans un modèle stratigraphique en tenant compte des données CPT et géologiques de forages, ainsi qu’un certain nombre de données diagraphiques issus de 18 forages conventionnels au roc et 4 forages rotosonic dans les dépôts meubles (campagne d’Octobre et Novembre 2010).
Profil professionnel
Je suis né à Valence dans la Drôme, au bord du Rhône, pas très loin de la mer, pas très loin des montagnes. Il était logique que je commence mes études à Grenoble, à l’Université Joseph Fourier où j’ai obtenu un DEUG en Physique, une maîtrise en Sciences de la terre et un DEA en Sismologie sous la supervision de François Thouvenot. Mon travail consistait à discriminer les nombreux tirs de carrières de la sismicité naturelle détectée par le réseau d’accéléromètres SISMALP, et d’établir une carte des mécanismes au foyer des séismes les plus significatifs dans les Alpes Occidentales.
C’est après ce parcours que j’ai trouvé ce qui m’intéressait : la géophysique appliquée. Je me suis une première fois expatrié au Québec, à l’Ecole Polytechnique de Montréal où j’ai complété une Maîtrise au département de génie minéral sous la supervision de Michel Chouteau. J’ai établit un code d’inversion gravimétrique3D contrainte par la covariance des paramètres (publication ici).
De retour en Europe pour un doctorat, en Suisse, au bord du lac Léman. Je suis devenu assistant Doctorant dans le groupe gravimétrique dirigé par le Professeur Raymond Olivier à l’Institut de Géophysique du Département des Géosciences et Environnement de l’Université de Lausanne. Cette thèse porta sur l’élaboration d’une méthodologie concernant des études gravimétriques urbaines, à l’intégration de base de données (gravimétriques, cadastrales, topographiques, forages) dans un SIG urbain existant et finalement à une application dans le cadre du projet de la ligneM2 du métro lausannois.
J’ai eu la chance de participer à de nombreux projets en dehors de mon doctorat, tels que:
- la cartographie 3D du socle rocheux sous le glacier du Tortin par la gravimétrie (photo + carte anomalie résiduelle)
- Campagnes gravimétriques appliqués à l’archéologie (détection de tombe sous tumulus celte dans la Vallée d’Aoste), à la détection de caves sous un édifice classé, à la caractérisation de dépôts quaternaires pour des études hydrogéologiques (bloc 3D Gocad evian)
- Campagnes gravimétriques et magnétiques appliquées au génie civil pour la détection de murs de soutènement sur des ouvrages d’art.
- Surveillance de blocs sur le glacier rocheux de Lapire (Altitude 2450 m.) avec GPS de précision.



